13 mai 2021 | Par Annie Lafrance – 37e AVENUE

Bien organiser ses finances pour diminuer son stress financier

Marie-Ève et Martin sont tous deux travailleurs autonomes. La tête pleine de projets, le couple a commencé à épargner non seulement pour les périodes creuses, « mais aussi pour la vie après le travail ». Il prend les moyens pour réduire son stress financier, mais il est ouvert à de nouvelles solutions.

Planifier son impôt

L’impôt vous stresse? Planifiez-le! Lorsque vous travaillez à votre compte, les entrées d’argent peuvent se faire de façon plus sporadique que celles d’un salarié; il importe donc de prévoir des retenues d’impôt. Payer des acomptes provisionnels au cours de l’année permet d’éviter de devoir débourser un gros montant au moment de remettre votre déclaration de revenus.

Gérer ses dettes

Avant de placer son argent, il est préférable de mieux gérer ses dépenses.

« L’accès au crédit est aujourd’hui très facile. Les jeunes travailleurs ont la volonté d’épargner, mais ils dépensent beaucoup. Il faut d’abord revoir le budget », indique Francis Paquette, planificateur financier à la Caisse d’économie solidaire Desjardins.

Il conseille également d’alimenter en continu un fonds d’urgence et de prévoir un plan de gestion des dettes. « Un bon fonds d’urgence devrait correspondre à environ trois mois de revenus moyens », estime-t-il.

Mais entre les paiements multiples et les chèques qui tardent, comment y arriver? Une solution consiste à créer des mécanismes d’épargne automatique mensuels.

Épargner

Même si vous avez accumulé des dettes, il est possible d’épargner. C’est même souhaitable pour les travailleurs dont les revenus sont variables, conseille M. Paquette. Pourquoi? « Pour s’acheter de la liberté », lance-t-il.

Que ce soit pour répondre à une urgence ou effectuer un changement dans votre vie personnelle ou votre carrière, l’épargne permet de trouver la tranquillité d’esprit et de faire face aux dépenses imprévues, sans compromettre son équilibre financier.

Varier ses placements

Alternant depuis 15 ans le travail autonome et l’entrepreneuriat, Martin investit chaque année dans différents produits financiers. « Mais surtout en achetant des actions de compagnies socialement responsables », dit celui qui a défini son profil d’investisseur au préalable.

En consacrant un minimum de temps à la gestion de son portefeuille et en variant ses placements, il peut faire fructifier son argent et à la fois bénéficier d’avantages fiscaux.

Investir dans sa retraite

Faute de stabilité financière, bon nombre de travailleurs autonomes peinent à épargner pour le moment où ils quitteront le marché du travail. Or, ils ont avantage à s’y préparer tôt, martèle Retraite Québec. « Parce qu’ils n’ont pas accès à un régime de retraite fourni par un employeur. Il est donc crucial d’investir dans leur retraite en cotisant régulièrement à un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) et à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) », indique Retraite Québec.

Combien faut-il épargner? Environ 10 % de son revenu net par année est un bon objectif.

Souscrire à une assurance

Et s’il vous arrivait un pépin ou une maladie? Contrairement aux salariés, les travailleurs autonomes ne sont pas protégés par leur employeur. C’est pourquoi il leur est recommandé de souscrire une assurance. Mais laquelle? Cela dépend de chaque situation. Pour un célibataire et pour un parent ayant des enfants à charge, les besoins sont différents.

Pour sa part, Marie-Ève, qui possède une petite entreprise de création de bijoux artisanaux, a suivi le conseil de son planificateur et a souscrit une assurance invalidité. En cas de besoin, celle-ci pourrait lui fournir un revenu d’appoint. « J’aurais dû le faire plus tôt ! C’est un stress de moins sur mes épaules », dit la trentenaire.

Besoin d’un coup de pouce? Consultez un planificateur financier, qui développera avec vous un plan d’épargne et vous aidera à réduire votre stress financier et à dormir sur vos deux oreilles.

Retour