13 mai 2021 | Par Marianne Prairie — 37e AVENUE

4 trucs pour mieux concilier le travail et la vie personnelle

Alors que le proverbial village nécessaire à l’éducation des enfants — et au maintien de la santé mentale des parents — ne peut se rassembler pour s’entraider en temps de pandémie de COVID-19, la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale peut devenir particulièrement exigeante. Les tâches se multiplient, les responsabilités aussi. Tous vous réclament à grands cris, enfants et clients compris. En tant que travailleur autonome, comment pouvez-vous trouver un certain équilibre?

Voici quelques pistes pour améliorer votre conciliation travail-famille.

Faire le point sur ses valeurs

Tout part des valeurs, selon Guylaine Deschênes, CRHA, psychologue organisationnelle et auteure. « Il faut déterminer clairement ce qui est essentiel pour soi, explique-t-elle. Dans le tourbillon du quotidien, cela permet de préserver ce qui est non négociable dans son emploi du temps. »

Quand tout semble prioritaire, vos valeurs vous aident à choisir vos combats (et vos contrats!) avec un peu plus de sérénité. Pour la journaliste, auteure et conférencière Maude Goyer, la soirée hebdomadaire consacrée aux jeux de société est sacrée. « C’est un moment d’ancrage et de plaisir en famille », confie-t-elle.

Au fil des expériences, elle a établi ses « 3 A », trois valeurs professionnelles auxquelles elle réfléchit avant d’accepter un contrat : argent, apprentissage et amusement. « Le mandat doit avoir absolument un A, préférablement deux », souligne-t-elle.

Utiliser la flexibilité à bon escient

Avoir le contrôle sur votre horaire est un avantage indéniable pour gérer les imprévus et les événements qui ponctuent la vie de votre progéniture. Il s’agit toutefois de flexibilité, pas nécessairement de disponibilité. Les heures passées au chevet de votre enfant (ou à son spectacle de fin d’année) doivent en général être récupérées pour éviter de prendre du retard, peut-être une fois que toute la maisonnée est couchée.

Diane-Gabrielle Tremblay, professeure de gestion des ressources humaines à l’École des sciences de l’administration de l’Université TÉLUQ, observe que ce sont davantage les femmes qui deviennent travailleuses autonomes pour se prévaloir de cette flexibilité.

« Encore aujourd’hui, elles tendent à être les premières responsables de la famille. Donc on verra plus d’adaptation de leur côté en ce qui concerne la carrière », précise la chercheuse.

En d’autres mots, assurez-vous que cette flexibilité facilite véritablement votre conciliation et ne crée pas un stress sournois. Même si vous êtes travailleur autonome, allonger vos journées et adapter de façon draconienne votre vie professionnelle aux exigences familiales peut ne pas vous convenir.

Discuter du partage des tâches

En tant que travailleur autonome, votre charge de travail peut varier un peu, beaucoup, énormément. Cette fluctuation influence le temps et l’énergie que vous pouvez mettre dans vos tâches et responsabilités familiales. Il est donc important de faire le point fréquemment avec quiconque partage votre vie et l’éducation de vos enfants, recommande Guylaine Deschênes.

Et même si votre emploi du temps est plutôt stable, il est toujours avantageux d’avoir une discussion ouverte et honnête à ce sujet pour éviter les non-dits qui causent la frustration et l’épuisement.

Sortez vos listes et vos horaires, puis faites un plan de match aussi souvent que nécessaire.

Profiter des moments de transition

Le trait d’union dans l’expression « conciliation travail-famille », c’est vous. Même dans un horaire surchargé de tâches professionnelles et familiales, il est essentiel de dégager du temps pour s’accorder quelques pauses.

« C’est la fameuse analogie du masque à oxygène dans l’avion. Il faut d’abord mettre le sien pour être apte à aider les autres », précise Guylaine Deschênes.

Pigiste depuis 2002, Simon Diotte a aménagé des moments de « ventilation » autour des transitions dans sa journée. Père de deux enfants et journaliste indépendant, il court presque tous les jours en fin d’après-midi.

« C’est pour aller chercher les enfants à la garderie et à l’école. Ça permet de faire une déconnexion entre la vie de travailleur et la vie de famille. »

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